Ludigang #04 – Août 2020

Quel titre t’as fait basculé dans la passion des jeux de société ?

Le Ludigang est un groupe mixte composé d’hommes et de femmes passionnés que j’ai rencontrés depuis la création du blog.  Afin de partager notre passion commune je les ai invités à participer avec moi à ce nouveau format qui abordera chaque mois un thème différent. J’espère que ce nouveau concept vous plaira !

Clique sur la personne de ton choix et découvre sa participation

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visuel ludigang French Servane
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visuel ludigang French Rudy
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Ludigurl

oltree-jeu

Abonnée aux parties des traditionnels Triomino, Rummikub, Skip-Bo, Les mystères de Pékin le jeu de société, Toc, Papayoo j’ai grandi et évolué avec eux sans pour autant m’y intéresser prodondément. Ils étaient de la partie pour les repas de famille ou entre amis , j’attendais d’y jouer avec impatience mais n’y connaissait absolument rien. Et puis, le déclic est arrivé grâce à l’achat d’un trio de jeux à Lille : Time Bomb, Mito et Mauwi.

De retour à la maison, les parties de Mito se sont enchainées dans une ambiance folle, j’ai le souvenir d’une soirée animée où tout le monde riait aux éclats un vrai moment intense. Et puis est arrivé le tour de TIME BOMB et là, une bascule a opéré. Chacun est rentré dans son rôle à la perfection, changeant l’ambiance du rire au bluff. Tout le monde se regardait en chien de faience et incarnait parfaitement sa mission : c’était à la fois drôle et totalement prenant. C’est ce côté immersif dans la partie qui a provoqué le déclic : la possibilité de faire abstraction du quotidien pour un moment fun et qui créé des souvenirs communs.

Time Bomb est simple à expliquer, facile à jouer et très drôle, de quoi réunir toutes les générations et passer un vrai moment ensemble. C’est avant tout cette sensation de pause dans le quotidien et de renfort des liens humains qui a provoqué l’addiction et mené à l’achat de dizaines pour ne pas dire centaines d’autres jeux permettant d’ assouvir cette envie de découvrir toujours plus de mécaniques, de thèmes et d’ambiances différents. Un an et demi plus tard, l’envie de partager, de s’évader, de se créer des souvenirs commun est toujours là <3

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Servane

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Le jeu qui m’a fait tomber dans la marmite ludique :

7 WONDERS : Un jeu de draft compétitif dans lequel il faudra construire sa merveille et développer sa civilisation !

Je ne sais plus ce qui nous a amené à pousser la porte d’un magasin spécialisé dans les jeux de société mais c’est en se promenant dans les rayons que nous sommes tombés par hasard sur 7 Wonders et, étant novices, le nombre impressionnant de prix qu’il a reçu nous a décidé à l’acheter.

Et à notre première partie ce fut la révélation : une activité conviviale mais avec de la réflexion et des parties toutes différentes. C’est encore actuellement un jeu que nous ressortons avec grand plaisir.

Ensuite la passion est arrivée rapidement et maintenant notre ludothèque contient 172 jeux !

Pour les dix ans du jeu, une nouvelle édition va sortir cette année : hâte de la découvrir.

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Xavier

Siegfried

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Comme beaucoup, j’ai été biberonné aux jeux de société « traditionnels », les Dames, Moulin et Échecs, le Cluedo et l’infâme Monopoly, du Trivial Pursuit, UNO, Mille Bornes, Stratego, auxquels nous ajoutions quelques titres populaires chez nous mais moins universels, Figurix, Pento, le Nain jaune, le Barby avant l’initiation aux Loups-garous de Thiercelieux et autres Tarot puis Belote… J’ai même découvert récemment dans la ludothèque familiale que deux œuvres très pratiquées dans ma jeunesse avaient été conçues par pas moins que Wolfgang Kramer et Reiner Knizia, Europareise et Palmyra…

Mon attrait contemporain pour le jeu de société est indiscutablement lié à d’heureux souvenirs de parties avec mes frères et sœurs notamment… mais je ne peux pas dire que je m’y sois proprement « intéressé » alors, dans le sens où je ne regardais pas les noms des auteurs, ignorais l’existence des festivals, passais complètement à côté de l’émergence du « jeu de société moderne ».

Arrive l’année scolaire 2014-2015, je croule sous les copies de mes lycéens à corriger, et accepte cependant l’invitation de mon amie Gwen à découvrir quelques titres chez elle avec des collègues et amis. Nous testons ainsi deux jeux, Agricola et surtout le City of Horror de Nicolas Normandon, édité par Repos Prod.

Par-delà le thème de la survie dans une ville en ruines infestée par les zombies, je trouvais fascinant la possibilité d’échanger librement des cartes, ressources, services, promesses avec les autres joueurs, sans contrepartie imposée, sans phase spécifique pour ces transactions.

En découlait une œuvre semi-coopérative particulièrement fascinante, où il s’agissait bien à la fin de cumuler plus de points que les autres, mais où pour surmonter les épreuves il fallait savoir quand trahir un partenaire de longue date, voire quand se débarrasser d’un personnage encombrant afin de prendre de l’avance, et surtout quand éviter de se mettre toute la table à dos, quand nouer des alliances plus ou moins durables, quand promettre et quand tenir ses promesses, quand paraître fiable aux autres et quand se fier à eux en recevant et en offrant parfois sans contrepartie concrète.

Comme dans le meilleur de la fiction à base de zombies, ces derniers n’y sont ainsi présents que pour augmenter la pression s’exerçant sur les joueurs, les révéler à eux-mêmes en les contraignant à des choix moraux auxquels ils n’auraient jamais cru devoir se soumettre, comme moteur de dynamiques humaines plus que comme adversaire réel.

Terriblement tendu et interactif, il inspirait fortement le désir de retrouver des sensations similaires dans d’autres jeux de société, et de revaloriser plus généralement le potentiel du « 10ème art » (ou 10ème art bis, puisque « l’art ludique » que serait surtout le jeu vidéo pourrait laisser une petite place au jeu de société – bref c’est un autre débat).

City of Horror fut alors le premier jeu acheté comme adulte, avec 7 Wonders, 7 Wonders Duel et Citadelles, et il est pratiquement certain que je n’aurais pas commencé en avril 2017 à écrire si intensivement sur le jeu de société pour vonguru.fr sans cette initiation, tardive mais puissante.

Retrouvez Siegfried sur son blog Vonguru ici

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Rudy

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C’est là qu’on s’en rend compte, le joueur que l’on était n’est plus le joueur que nous sommes aujourd’hui (bye bye l’innocence et les cuites sans gueules de bois). Rapide flash-back, collège, années D&D et les téléchargements des épisodes de Naheulbeuk en 56 K (Humm le doux son du modem qui se connecte). Puis le lycée, sur la table un jeu de carte pas comme les autres, un univers humoristique sur un thème Med-fan, Munchkin arrivait dans ma vie (Matthieu si tu me lis, merci encore !). Rien de mieux que de se retrouver entre amis pour se mettre un peu sur la gueule. Le principe est simple, incarner un héros et le faire monter au niveau 10 avant les autres de votre compagnie.

Généralement une entraide systématique se noue dès les premiers tours, puis … au bout de quelques niveaux … c’est le drame ! Tout le monde s’envoi valser, pas de quartier (surtout pas pour l’elfe, bien fait !). Coup tordu, rupture d’alliance, envoie de monstres supplémentaires en plein milieu des combats adverses, malédiction, vol, petit mot doux et grande caresse (dans ta face) sont autant de bons moments à passer avec Munchkin. Autant vous le dire, soit vous jouez avec de très bons amis, soit vous ne reverrez plus les personnes autour de la table (j’exagère un peu, si c’est la famille vous n’avez pas top le choix). Avec le temps je suis devenu plus hermétique aux party game et au jeu proposant trop de hasard, je préfère écraser mon adversaire par mon intellect (donc pour autant dire jamais …), mais Munchkin reste mon premier effet « wahou » dans l’univers du jeu de société moderne, reprenant tous les codes des jeux de rôles et m’amenant sur de courte partie intense et, il faut le dire, bien plus vicieuse (quoique…).

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Driss

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Le jeu de société ça a été une vraie révélation concernant mes loisirs à proprement parlé. Je suis devenu un gros joueur à proprement parlé il y a maintenant 3 ans.

Pourquoi pas avant ? Parce que je n’ai eu personne qui m’a plongé dedans petit. De souvenir, le Monopoly était très chiant, je jouais au 1000 bornes et Uno en centre de loisirs étant enfant mais rien de vraiment déclencheur. Ma culture ludique était très limitée jusqu’à mon adolescence ou l’on m’a fait jouer au Loup Garou de Thiercelieux, j’aimais bien l’idée du rôle caché et utiliser ses capacités pour en tirer avantage pour gagner. Mais c’était trop aléatoire, trop de tricherie (des gens qui ouvrent les yeux quand le village s’endort etc.), trop de votes par affinité (et qu’est-ce que le monde des ados est cruel !)

Je n’ai pas joué au jeu de société pendant très longtemps, plus intéressé par les jeux vidéo ou je baignais depuis petit. En étant animateur en colo, un soir un collègue sort un jeu appelé « Bang ». Ma première partie a été un peu brouillonne mais j’ai pris conscience de pleins de trucs que je trouvais beaucoup plus malin que le jeu du loup garou :

1) En plus d’avoir 3 rôles différents, il y a des personnages différents qui permettent avoir des pouvoirs 2) Savoir qui est le shérif dès le premier tour articule l’ensemble du jeu et montre les comportements entre manipulateurs et bourrins 3) La possibilité d’avoir des armes différentes qui permettent pleins de choses différentes

Entre possibilité d’attaquer et de se défendre, de l’action il y en a tout le temps ! On observe les autres, on regarde comment ça réagit, on espère la bonne carte qui va nous permettre d’atteindre celui qu’on veut. En attendant, pas de quartier, les plus malins bluffent sur leur véritable rôle, les plus équipés foncent dans le tas. il y a des cartouches qui se perdent parfois à de manière fâcheuse, ce qui apporte une part de chaos dans le jeu. Mais on n’est pas là pour faire de la grande stratégie, mais pour s’amuser en groupe autour d’un jeu de cartes.

Je crois que je n’ai jamais autant enchainer des parties de jeu qu’avec celui-ci. Il m’a fait tout un été. De mémoire c’est le premier jeu que je me suis acheté, aujourd’hui même si je ne le sors quasiment jamais je le garde. Juste pour le plaisir des bons souvenirs qu’il me procure.

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