Ludigang #02 – Juin 2020

Quels jeux de pose d’ouvriers le Ludigang préfère ?

Le Ludigang est un groupe mixte composé d’hommes et de femmes passionnés que j’ai rencontrés depuis la création du blog.  Afin de partager notre passion commune je les ai invités à participer avec moi à ce nouveau format qui abordera chaque mois un thème différent. J’espère que ce nouveau concept vous plaira !

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visuel ludigang French Servane
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Ludigurl

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Difficile de choisir un seul et unique titre pour ce thème, plusieurs me sont venus à l’esprit mais un seul a retenu mon attention pour l’ambiance qu’il a su créer autour de la table : La Quête du bonheur, localisé par Super Meeple l’an passé.

C’est un jeu intermédiaire, type familial+ où vous aurez la possibilité de vous recréer un vie, un peu comme dans les Sim’s mais en jeu de plateau. Vous choisirez votre métier, votre partenaire de vie, vos activités, des choses à acheter pour votre logement ou juste pour le fun, bref vous allez vraiment mener votre vie comme bon vous semble en gérant votre dose de stress dans le but de ramener un max de points. Jusque là rien de bien original, vous posez un pion et faites une action…

Alors pourquoi est-ce mon chouchou ? 
Et bien simplement parce que La Quête du bonheur dépasse le cadre de la pose d’ouvriers classique. Ici, chaque action, chaque événement, chaque choix sera sujet à des discussions, des débats entre les joueurs sur la vie, son sens, la façon dont on la mène dans le jeu et dans le monde réel. Ainsi, La Quête du Bonheur ne se résumera pas à une partie classique mais le jeu sera la voie pour mettre des mots sur des comportements, des peurs, des sujets parfois profonds permettant de mieux se connaitre, s’apprivoiser et se comprendre. C’est une expérience à la fois drôle, intéressante et touchante qui m’a beaucoup marqué et donné envie d’approfondir avec les extensions. Les parties sont plutôt longues, surtout parce qu’elles amènent des discussions et une atmosphère particulière très plaisante. A tester au moins une fois juste pour l’expérience humaine qu’il propose 🙂

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Servane

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Mon jeu de pose d’ouvriers préféré est Rajas of The Ganges. Un jeu de 2 à 4 joueurs à partir de 12 ans pour des parties de 60 minutes environ.
Un jeu familial +, de pose d’ouvriers avec un aspect course : le joueur qui réussit à faire croiser ses deux pistes, d’argent et de gloire, gagne la partie. Plusieurs voies permettent aux joueurs de bâtir leur empire indien : construire des territoires sur leur plateau personnel, faire avancer un bateau sur le fleure afin de bénéficier de bonus, récolter les ressources présentes dans l’empire, gagner les faveurs des diplomates… Chaque action leur coûtera en argent et/ou en dés, dés qu’ils pourront modifier en valeur et en couleur pour les adapter à leurs besoins.

Pourquoi c’est mon préféré ?

Le visuel du jeu est vraiment sympa, le materiel de qualité, les règles sont claires et le jeu facile d’accès et bien stratégique avec de nombreuses façons de scorer. L’utilisation des dés est vraiment ingénieuse surtout avec la possibilité de changer leur valeur pendant la partie afin de réduire la part d’aléatoire du jeu. Et en plus le jeu tourne très bien à deux. Simple et efficace.

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Marie-Pier

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Ce que j’adore tout particulièrement dans les jeux de placement d’ouvriers, c’est le sentiment de réussite qui vient avec le défi personnel d’accomplir le meilleur avec ce qui est mis à notre disposition. En quelque sorte, on y écrit notre propre histoire en testant des stratégies.

Pour moi, le jeu de placement d’ouvriers parfait doit impérativement donner la liberté aux joueurs de gérer leur empire comme ils le désirent. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler d’À la gloire d’Odin, un jeu d’Uwe Rosenberg, publié en 2016, d’une durée de 120 minutes pour 1 à 4 joueurs de 12 ans et +.

Nous sommes transportés dans la saga épique des Vikings où on revivra leurs réussites culturelles, leurs expéditions commerciales et leurs pillages dans le but de marquer le plus de points à la fin de la partie. À la gloire d’Odin est essentiellement un jeu bac à sable. On y trouve une bonne dose de gestion de ressources diverses, comme les classiques bois, pierres et animaux, qui nous serviront à améliorer notre village, nourrir nos ouvriers ou construire des bateaux pour explorer les îles avoisinantes et récupérer des artéfacts. On peut faire du troc, aller à la chasse, ou même enseigner des métiers à nos ouvriers qui deviendront ainsi spécialisés et plus efficaces. Toutefois, on doit y aller intelligemment, car notre plateau sera vite rempli par les tuiles de ressources et de bâtiments! L’ajout de cet aspect de placement de tuiles, qu’on reconnait bien à l’auteur, rajoute une dimension supplémentaire de planification que j’ai trouvé très intéressante. Bien qu’assez costaud, car on parle quand même d’une soixantaine d’options d’actions à chaque tour,

À la gloire d’Odin est tout à fait accessible pour les débutants si on y va pas à pas dans les explications. À 3 joueurs, notre première partie avait duré près de 3 heures, à notre grande surprise car la soirée avait filé à toute vitesse! Et dernière note : je n’ai entendu que des bonnes choses concernant la variante solo, ce qui peut être intéressant à savoir pour les joueurs en confinement!

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Xavier

Siegfried

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La plupart des jeux de société imbriquent tant de mécaniques que j’ai perdu l’habitude de les catégoriser en « pose de tuiles », « contrôle de territoire », « draft », « programmation », « gestion de main », « collection » de sorte que la question de définir un jeu de pose d’ouvriers m’a d’abord proprement désemparé.

Et puis quelques noms ont commencé à affluer, Gugong, Maraudeurs de Midgard, Pillards de la Mer du Nord, trois jeux que je ne manque pas une occasion de recommander, avant que le Margraves de Valeria d’Isaias Vallejo et Daily Magic Games s’impose dans mon esprit, à la fois parce qu’il est excellent, dans ce genre et en général, parce que je l’ai tant pratiqué ces derniers temps, et parce qu’il est si difficile de m’empêcher d’en parler avant sa sortie, fin juillet par chez nous grâce aux incontournables Lucky Duck Games.

Formidablement illustré par le formidable Mihajlo Dimitrievski (toute la saga Shem Phillips, Pour une Poignée de Meeples), Margraves de Valeria propose d’incarner… un Margrave, se déplaçant de lieu en lieu pour en activer le pouvoir, construire des tours de conjuration ou combattre des monstres, et s’appuyant régulièrement sur des chevaliers mercenaires, déployés par leur seigneur mais ensuite utilisables par tous.

Si Margraves de Valeria me paraît aussi magistral, c’est qu’il paraît vraiment inabordable au moment de sa mise en place par la quantité d’éléments divers disséminés sur toute la table, et que l’on est pourtant saisi par sa grande idée : à chaque tour, on ne fait rien d’autre que poser une carte et choisir de quelle manière (parmi quatre) on l’utilise.

Bien entendu, chacune de ces manières se subdivise ensuite en plusieurs actions aux implications très riches, mais quel bonheur dans cet équilibre entre « vraie bonne » pose d’ouvriers, avec des cases et des pistes dans tous les sens et avec une « vraie bonne » salade de points (malgré tout assez lisible) d’un côté et cette fluidité et pureté inattendue des tours de l’autre, qui rendent Margraves de Valeria bien moins écrasant que d’autres titres « similaires », et lui permettent à mon avis de rivaliser avec les meilleurs Shem Phillips !

Retrouvez Siegfried sur son blog Vonguru ici

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Rudy

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Des dizaines de choix sont possibles pour répondre à cette question cependant, à mes yeux, il y en a un qui se démarque, Pillard de la mer du nord ! Étonnant de simplicité (un livret de quelques pages seulement wouhou) et avec un matériel magnifique (mentions aux pièces en métal), le jeu se met en place rapidement pour des parties bien rythmées. Le système de pose d’ouvrier est d’une simplicité sans faille, on pose un viking on actionne l’action du lieu, puis on récupère un autre viking on actionne cette nouvelle « case ». Mêlant gestion de main et de ressources ce jeu arrive à séduire rapidement, on redemande souvent une partie après la première. Le petit plus ? Les illustrations de The Mico qu’on peut également retrouver dans d’autre pose d’ouvrier sympa, comme Architecte du royaume de l’ouest par exemple.

Retrouvez Rudy sur Instagram là

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Vincent

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En avez-vous marre d’un énième jeu impliquant la pose d’ouvriers? Vous auriez envie d’un brin de menthe fraîche en bouche avec cette mécanique? Alors Bus, c’est ZE jeu pour vous!

Le plus ironique, c’est que bien que Bus date de 1999, ce jeu reste un des worker placements les plus originaux et inventifs que j’ai joué. C’est tendu, c’est interactif, c’est opaque, et pourtant, c’est un des jeux les plus simples à expliquer avec ses quatre pages de règle!

Bus n’est d’ailleurs pas considéré comme un des grands-pères de la pose d’ouvriers pour rien! Ce jeu est tellement unique qu’il y a des notions que je n’ai jamais vu dans d’autres jeux de worker placement! Une d’entre elles est que Bus offre aux joueurs un maximum de vingt ouvriers à utiliser pendant la partie. Et il se peut fort bien que certains ouvriers n’effectuent pas l’action où on les a placés grâce au génie derrière la manière dont on active ceux-ci.

Donc chaque décision compte! Il faut être alerte aux autres joueurs, jouer la mindgame avec eux, et mieux vaut parfois se retirer du combat pour éviter les dommages collatéraux!

Tout est une question de savoir quand attendre et quand foncer, quand agir et quand réagir, quand bâtir son empire et quand nuire à autrui. Il n’y a rien laissé au hasard dans Bus; chaque action que l’on fait impactera la partie à long terme, parfois en notre faveur, parfois à notre insu. C’est donc un jeu qui se révèle aux joueurs patients, désireux d’y jouer et rejouer encore et encore.

Et je ne vous ai pas encore parlé du scientifique fou qui stoppe le temps! Mais je garde cette petite surprise pour celles et ceux qui voudront se plonger tête première dans cette merveilleuse boîte qu’est Bus!

Retrouvez Vincent sur Youtube là

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